“ Il est rare qu’aussi indescriptible méli-mélo engendre autant de petits bonheurs d’invention onirique et de prouesses virevoltantes et aquarellisées. (...) ”
Jean-Claude Loiseau, Télérama
“ C’est un premier album qui restitue l’univers opressant de la ville moderne avec générosité et insistance, à l’encre et l’aquarelle. Il y a le souci de faire oeuvre de dénonciation par l’absurde : le caractère dérisoire de l’individu urbain se traduit par un scénario coq-à-l’âne et une technique volontairement « proliférante ». (...) ”
Jean Giraud, Libération
“ Oui, « Colibri », on adore. Ce coq à l’âne (ou colibri à l’éléphant) en 75 pages d’aquarelles tremblées défrisera le bourrichon du lecteur, mais à la fin, il ne regrettera pas sa nouvelle coiffure. (...) ”
Joel Raffier, Sud-Ouest
“ Trouillard le français et Pastor l’américain imaginent notre avenir très urbain, noyant le passé dans le décor, et la responsabilité dans la foule. (...) ”
Marion Dumand, Politis
“ Guillaume Trouillard dit, en parlant de sa pratique de la couleur directe : « J’aime ça profondément, faire des taches, des cacas ». Avec Colibri, il livre une longue improvisation graphique qui change la merde en or. (...) ”
Sébastien Dubost, CQFD
“ « Colibri » est conçu à la manière d’un « marabout de ficelle ». Trouillard embarque son lecteur, au fil de carambolages hallucinés, dans une ville champignonnesque où situations et personnages se tamponnent au gré de pérégrinations déboussolées. (...) ”
Marion Frestaets, L’Express
“ Chapeau de paille, paillasson, somnambule... c’est sur ce principe que Guillaume Trouillard, militant écologiste à ses heures perdues (il lui en reste peu), dessine son Colibri. Comme une promenade dans les airs de la grande métropole (...) ”
Aude Vignal, Ecorev’
“ On suit, au fil des hallucinations très maîtrisées de Guillaume Trouillard, la folie d’une Babylone dont on ne peut décrire les méandres qu’en allant plus loin qu’elle, en assumant méticuleusement la fragmentation des images […].
Le cauchemar moderne, c’est ce zapping échevelé qui tente de raconter un morceau d’histoire de la seule manière désormais possible : le coq-à-l’âne, la métaphore prise au pied de la lettre, la succession des nostalgies broyées et des absurdités brutales. (...) ”
Loleck, Du9
“ Tout en peinture. Colibri est tout en tremblements, en nuances de couleurs, en force des tons, aussi. Et cette puissance graphique (plus ou moins facile d’accès, quand même, il faut le reconnaître) est entièrement mise au service d’un rythme fou calqué sur la notion de fourmilière attribuée à la mégapole dans laquelle on évolue butinant de personnage en personnage et de situation en situation. (...) ”
par Sbuoro, Sceneario
“ Véritable pamphlet, réquisitoire féroce à l’encontre du capitalisme effréné, des vicissitudes de la société de consommation, « Colibri » instruit avant tout à charge. Dans un exutoire aussi frénétique que jouissif, Trouillard dénonce, pêle-mêle et sans souci de nuance, la déforestation, le matraquage publicitaire vantant les plaisirs superflus, le culte hygiéniste de l’apparence, le sabir jargonnant des experts – celui des juristes et des yuppies. Il désigne dans un même élan à la vindicte la cupidité des promoteurs immobiliers, la vacuité des discours, l’arrogance des nantis, les délires techno-scientifiques, mais aussi le tourisme voyeuriste de la misère et les dérives liberticides du tout-sécuritaire. […] En contrepoint de ce tourbillon fiévreux, vorace et suicidaire, font écho la luxuriance et l’explosion de couleurs. L’utilisation virevoltante et tourmentée de l’aquarelle comme de l’encre soutient à merveille la démonstration, celle de la confusion d’un monde désormais privé de repères et courant à sa perte. (...) ”
par D. Lemétayer, BDGest’
“ Guillaume Trouillard dessine et raconte l’histoire du monde avec humour et légèreté, nous confrontant à nos contradictions, notre bêtise, notre orgueil déplacé, ridicule et mortel pour nous mêmes. Il y parvient en traitant les événements par l’absurde. Le décalage entre le but recherché et le résultat est obtenu est tel que nous ne pouvons que rire de nos erreurs de petits mortels si bien intentionnés et si vulnérables... et finalement si dangereux et si destructeurs ! (...) ”
par Françoise, BD Sélection